Pour ne pas lutter sans cesse contre soi, il est préférable de remonter aux racines de son histoire et de regarder en face, au lieu de les nier ou de les fuir, ces petites morts qui empêchent de vivre.
Comprendre les sentiments de rage, de haine, de rejet qui nous ont rendu malheureux dans notre enfance et qui sont là, toujours présents, malgré les années.
Il ne faut plus craindre cette part de soi que l'on déteste : cet ennemi qui est en nous.
Renier, refuser de reconnaître ce passé qui nous a modelés, bon gré mal gré, c'est prendre un temps inutile à vouloir gommer ce qui est indélébile. C'est, trop souvent, une fois les parents disparus que l'on peut apprécier ce qu'ils ont pu et su nous léguer. Sans attendre cet instant ultime, ne pourrions nous pas apprendre à accepter ce qu'ils sont et ce qu'ils ne sont pas ?
A partir de là, il devient possible de construire, bâtir, faire sa route, loin, ailleurs, autrement .
Je t'aime LA VIE, Catherine BENSAID