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    A ne vouloir blesser personne, on en arrive à se nier soi-même...

    A toujours vouloir contenter tout le monde, on peut en arriver à s'oublier...

    Je crois que j'ai blessé aujourd'hui, et ce n'est certainement pas la première fois... mon intention n'était pas celle-la... juste je me suis demandée : « Est-ce que tu en as EN-VIE ou pas ? Vraiment ? » et je me suis écoutée... et ça a fait mal, apparemment... j'en suis désolée...

     

    Et en même temps, après cette première réaction de « colère », et de (soyons honnête) : « Après tout, va chier! »..., je me suis dit que moi aussi j'avais été dans cette sensation de « pseudo blessée », de « pseudo victime » et que moi non plus je ne comprenais pas ces réactions, ces « silences »... il m'a fallut bien des colères et bien des années ( et le travail n'est pas complètement terminé) pour commencer à comprendre que ces NON n'étaient pas des rejets... juste des espaces nécessaires à l'autre, des espaces nécessaires à l'autre pour SA vie... des espaces que je devais apprendre à respecter... sans en avoir peur...

     

    On apprend chaque jour de cette vie, j'ai appris et je continue à apprendre à respecter ces espaces NECESSAIRES ET VITAUX...

    J'apprends que NON ne veut pas dire je ne t'aime plus...

    Et j'apprends à dire NON sans culpabiliser...

    C'est fou la Vie... juste un retour de karma...

    C'est fou la Vie... il est des rencontres, des « relations » dans la vie qui sont des leçons de chaque instant...

     

    Alors, désolée de t'avoir blessée, mais finalement, je ne peux t'en vouloir de ta réaction... tu apprends,... j'apprends...

    Juste continuons d'apprendre...

     

    Juste aussi, MERCI à TOI ( je suis certaine que tu te reconnaitras...) de m'aider chaque fois un peu plus à comprendre, à éprouver vraiment qu'un NON ne VEUT PAS DIRE JE NE T'AIME PLUS...


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    Bien sur que cette journée est... fade...

    Une fête des maman sans maman...

     

    Bien sur que TU me manques... que ton départ à graver en moi une blessure indélébile... , mais je crois qu'aujourd'hui, je voudrai juste de dire MERCI...

    juste MERCI de m'avoir appris à ouvrir les yeux, à regarder, à comprendre...

     

    Alors, oui, aujourd'hui, hier, demain Tu me manques... ce manque est désormais une partie de ma vie, une partie de moi... et pour toujours... rien ne pourra changer cela... il est... que j'en pleure ou pas... IL EST...

     

    Alors, oui, aujourd'hui est une journée... fade... mais cette douleur qui est la mienne, sans la minimiser, est une douleur « connue »... que j'apprivoise... mais aujourd'hui, cette douleur ne me semble plus être LA PIRE... juste elle est...

     

    Et grâce à TOI, à ce que tu m'as appris... aujourd'hui, malgré ce manque, j'arrive à regarder, à voir autour de moi... à avoir de la peine, de la tristesse, du chagrin pour la douleur d'autres... à ne pas étouffer leur douleur à cause de ma douleur...

     

    Alors juste pour tout ça... MERCI...

    JE T'AIME...

     

    Alors, oui, aujourd'hui, je viens dire que ma douleur n'efface plus, n'étouffe plus celle d'autrui...

    et je suis fière d'être comme ça...

    et là, en écrivant ces mots... je sais que si tu étais là... tu me sourirai...

     

    JE T'AIME MAMAN...

     


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    J'ai entendu un jour, cette phrase : «  Moi, du temps, j'ai qu'çà, »...

    J'avoue que ma première réaction a été, avec un maximum d'ironie : ben, quelle chance !!!!!!! , moi, j'ai pas l'impression d'en avoir à revendre du temps...

     

    Après réflexion, je reste en accord avec ça, je ne pense toujours pas avoir du temps à revendre, et je trouve toujours que le temps file bien trop vite... sauf que, à me regarder faire, je trouve que ce temps dont j'ai la chance de disposer, je l'utilise de façon vraiment anarchique.... comme si j'avais tout le temps, comme si rien ne pressait, comme si je serais là éternellement... STUPIDITE, sincèrement, je ne vois pas d'autre mot pour qualifier mon comportement... et là, du coup, je ne suis plus très fière de cette ironie que j'ai ressenti ce jour là...

     

    Chaque jour, la vie me montre qu'elle peut être courte et qu'elle est fragile... et moi, je m'évertue à faire comme si pour moi, ce n'était pas le cas, comme si j'allais échapper à cette « règle » de l'impermanance... et je continue à me battre contre des moulins à vents, à brasser de l'air, à donner de mon temps et de mon énergie comme si je n'avais que ça... et que ce temps et cette énergie était inépuisable....

     

    STOP!!!!! au bout d'un moment, il faut arrêter d'être con... et revoir ses positions et agissements...

    Alors, oui, j'aime échanger,partager, donner aux autres, aider... mais je ne suis ni Bouddha, ni Mère Térésa et.... je ne peux pas éternellement donner dans le vide... comme si j'avais du temps à perdre...

     

    Alors, je crois que je vais recentrer mes énergies et continuer à donner là où je sais que ce que je peux donner est susceptible d'aider... pas là où je donne dans le vide.... parce que NON !? JE N'AI PAS TOUT LE TEMPS... et, moi aussi un jour je partirai et je ne veux pas ce jour là avoir à me dire que j'ai gaspillé mon temps....

     

    déesse de la patience??? je doute un peu là... mais les derniers jours que je viens de vivre me montre, me hurle qu'il y a URGENCE à VIVRE....


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    qui allez « fêter » vos 98 ans dans quelques jours...

     

    Vous que j'ai trouvé toute tristounette ce soir... Vous qui m'avez juste répondu : «Oh! Non! je dors...  je suis un loque, je ne m'intéresse plus à rien, ... Si seulement cette vie pouvait s'arrêter... »puis résignée mais toujours souriante, Vous avez rajouté : «  le Bon Dieu doit le vouloir comme ça »... avec votre si jolie sourire, et sans une plainte...

     

    Alors, c'est vrai que quand j'ai entendu cette chanson, j'ai immédiatement pensé à vous...

    ni triste d'être toujours là, ni heureuse d'être encore là...

     

    Ce soir, je prends le temps de déposer ici cette chanson si forte...

    avec toutes mes douces pensées pour Vous et votre si joli sourire...

     

     

     


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    C'est une évidence dans ma vie que j'ai bien du mal à croire... et pourtant je ne pense pas être cartésienne... Mais j'ai un mal fou à faire confiance, à penser que si les gens s'approchent de moi, ce ne sera pas que pour me faire du mal... Je suis toujours sur le défensive, toujours à penser qu'il faut que je me méfie, que je fasse attention... que je sois prudente, vigilante... cachée derrière ma carapace... ( Et pourtant, en écrivant ces mots, je me souviens si fort de cette discussion du cœur... remplie de larmes...)

     

    En fait, j'ai du mal à imaginer que l'on puisse m'apprécier juste pour ce que je suis, moi, ninie, avec ces défauts et ces qualités...

     

    Quand je me pose et que je réfléchis... je trouve mon attitude bien injuste et certainement très douloureuse pour ceux qui essayent de m'apprécier telle que je suis...

     

    Je crois qu'à force de « réfléchir » au problème, j'ai certes identifié l'origine du problème... ou les origines d'ailleurs... mais je n'en ai pas pour autant trouvé la solution...

     

    Certes, certaines personnes dans ma vie se sont « servies » de moi... mais est-ce que je serai juste en assimilant toutes les personnes de ma vie à ces personnes la ????

    NON ! Ce serait réellement injuste...

     

    J'ai entendu il y a quelques temps déjà, d'une personne très chère à ma vie, à mon cœur :

    « On t'aime, et on n'est pas tous ton père »

    J'avoue, que sur le moment, je n'ai pas bien compris ce qu'il venait faire là... lui, cet absent...

    Mais en y réfléchissant, je crois que ce n'est pas faux... et c'est certainement la raison pour laquelle cette phrase revient si fort par moment... Alors, juste MERCI à toi, tite sœur...

     

    Oui, juste cet absent... que je « fabrique » partout... en me méfiant si fort de tout, en n'acceptant pas... pour me soi-disant protéger...

     

    Je crois que le problème réel est que je n'accepte pas son choix, je crie haut et fort à qui veut l'entendre que : « c'est comme ça »... mais non, je n'accepte vraiment pas ce choix... qui n'était pas le mien... je n'ai jamais voulu ne « plus avoir de père »... Alors, je « fabrique » ce père partout, celui que je connais... en pensant que chacun, comme lui, se servira de moi...

    Je me trouve bien minable sur ce coup là... et ce constat n'est en RIEN une excuse... mais bien le constat d'une erreur...

     

    Et l'Amour que l'on me donne, celui que je n'ai pas besoin de demander, de réclamer, de quémander, d'implorer même... celui la, je me refuse à y croire... je le rejette... ou je le regarde... de loin... je ne m'en approche pas trop...

     

     

    Je voudrais juste demander PARDON, à ceux que je peux faire souffrir par ce comportement... certes, c'est bien facile de demander pardon... je crois qu'il faut aussi et surtout s'acharner à éviter de reproduire... en prenant conscience... en comprenant... en acceptant....


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