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    On a si peu de temps

     

    On a si peu de temps

    Il y a déjà longtemps

    J'avais à peine dix ans

    Et je courais tant

    Pour arrêter le temps.

    Il y a déjà longtemps,

    J'ai eu vingt ans,

    Et je pensais pourtant

    Qu'il ferait toujours beau temps.

    Il n'y a pas si longtemps

    Que j'ai eu mes trente ans,

    Et je me disais en ce temps

    Que je mourrai dans pas longtemps.

    Et quand j'ai eu quarante ans,

    Je les ai chantés en dansant,

    Je les ai dansés en buvant,

    Je les ai bus en pleurant,

    Je les ai pleurés en pensant

    Que bientôt j'aurai cinquante ans.

    Et puis j'ai eu cinquante ans

    Et en regardant jouer mes enfants,

    Je me disais que peut-être en partant

    Je n'aurais pas soixante ans.

    Mais un jour j'ai eu soixante ans

    Sans avoir vu passer le temps, 

    Et je me suis dit que peut-être j'aurai encore le temps

    De connaître mes petits-enfants

    Et d'avoir soixante-dix ans.

    Et maintenant j'ai soixante-dix ans,

    Et je me dis souvent

    Que de dix en dix ans,

    Je suis mort bien souvent,

    Et je me dis souvent

    Que je mourrai je ne sais pas quand,

    Mais que je mourrai en pensant

    Qu'on a si peu de temps.

     

     

    Auteur : HAJ NASSAR Tarik

     


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    « seul ce que nous faisons raisonne pour l'éternité »

     

    voilà, une superbe phrase que l'on m'a offert hier...pas de hasard...juste envie de la mettre ici...


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    Joy sortait de ces moments de solitude et de silence avec une telle verve expressive que Sagamore exerçait son art de l'écoute attentive, en se rappelant que s'il nous a été donné deux oreilles et seulement une bouche, c'est pour écouter deux fois plus qu'on ne parle. Écouter l'autre, réalisa-t-il subitement, c'est lui donner de découvrir ce qu'il pense à travers ce qu'il exprime.

     

    -Tu vois, reprit Joy, il y en a qui sont sous un grand ciel bleu et qui prennent le premier nuage venu comme un signe de mauvais augure. Ils disent : « c'était trop beau ; ça ne pouvait pas durer ! »

    Et puis il y en a d'autres qui se trouvent dans le brouillard complet et qui s'accrochent au tout petit carré de ciel bleu qui apparaît. Ils le remarquent tout de suite, ils s'y accrochent, ils barbouillent leur espérance de ce bleu, et rêvent d'un lendemain qui chante à tue-tête. Ils se disent : le bonheur, ça doit ressembler à cela, à ce petit carré de ciel bleu qui gagne peu à peu sur la grisaille, et finit par couvrir le brouillard le plus tenace. Le carré de ciel bleu, c'est comme un petit bonheur la chance qui passait par là dans un coin de ton ciel. Si tu y plonges ton espérance, tu peux le transformer en un grand bonheur la foi. Alors, ton ciel s'ouvre et le grand bleu commence à se déployer jusqu'à emplir tout l'infini et à te délivrer un bonheur sans mélange.

     

    Tu sais, il y a un truc qu'on enseigne pas à l'école et, c'est dommage, parce que cette connaissance, on pourrait s'en servir toute la vie : c'est d'apprendre à faire clair en soi. Malgré les obscurités environnantes, il faut créer son clair de soi. Comme la lune a son clair de lune. Autrement, c'est la nuit noire, et quand ça arrive, on est terriblement malheureux.

     

    Joy et la divine quête du bonheur, F.GARAGNON


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  • " L'Amour c'est prendre ce que l'on nous donne, sans jamais en vouloir plus"

    Voilà , une jolie phrase que j'ai entendue aujourd'hui, que j'avais envie de faire partager...

     


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    "SE FAIRE CONFIANCE ET RISQUER
     
    Qui ne risque rien, n'a rien et n'est rien ! Le plus grand risque dans la vie, c'est de ne rien risquer, et de s'éteindre petit à petit sous le poids de la routine et de la super sécurité en devenant soi-même éteignoir des projets des autres. C'est alors que l'on est admis dans "la procession des morts-vivants"! L'individu qui ne risque rien, ne peut pas apprendre, ne peut pas sentir, ne peut pas changer, ne peut pas grandir, ne peut pas aimer et être aimé, ne peut pas vivre totalement. Enchaîné par ses certitudes, il est un esclave. Il a confisqué sa liberté et sa capacité de choisir. La personne qui risque se sent vivante, libre et en harmonie avec l'environnement qui l'invite sans arrêt à prendre de nouveaux risques. N'est-il rien de plus moche qu'une journée sans projets ?
    Quoique nous fassions, nous sommes accompagnés et protégés. Ayons confiance et voyons la vie comme une série d'occasions de grandir.
    Se faire confiance, c'est se reconnaître comme étant unique, c'est à dire ne ressemblant à personne d'autre. Inutile de se comparer car l'autre ne sera jamais et ne pourra jamais être "à notre place". Pour ce qui est du désir de plaire à tout le monde, c'est impensable. Il y aura toujours sur notre route des gens pour qui nous serons des miroirs ombragés, c'est à dire des reflets confrontant d'une partie d'eux-mêmes qu'ils ne désirent pas regarder. Nous sommes des êtres libres, ce qui veut dire que nous avons une grande capacité de faire des choix. Il est faux de prétendre : "je suis incapable de choisir!" il faut plutôt dire "je ne veux pas choisir!". Enfin, nous sommes responsables car avons la possibilité de répondre de nos choix et de les assumer. Personne d'autre que nous n'est responsable de ce qui nous arrive. Si nous nous sentons manipulés, abusés, violentés, c'est qu'en quelque part nous y consentons consciemment ou inconsciemment.
    Prendre des risques suppose que nous y répondions de nos gestes en acceptant d'écouter la voix de notre intuition, en nous rendant jusqu'au bout de l'inspiration pour ensuite plonger. Le résultat, quel qu'il soit, sera une zone importante d'apprentissage et une occasion de grandir. Les risques calculés donnent des résultats en conséquence. Dans la tradition zen on dit que le début de la sagesse c'est d'accepter de vivre la confusion ! Tout contrôler empêche la rivière de couler librement vers son lieu de destination. L'abondance est là à notre porte, pourquoi mettre tant d'efforts à ne pas y croire ? "
     
    Un texte de Frédéric Hurteau


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