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    Une lecture pour le moins.... « recadrante »....

     

    Au fil des pages, au fil des mots de Sa Sainteté, au fil des témoignages sur la vie des tibétains et les Horreurs qu'ils ont a subir tous les jours, on ne peut qu'éprouver un puissant sentiment de honte de se regarder pleurer sur notre sort...

    Un puissant sentiment de honte mêlé à un sentiment de chance d'avoir le droit de vivre dans les conditions dans lesquelles on vit...

    Une lecture qui ne m'aura vraiment pas laissé indifférente...

    Des mots et des images qui font bondir... et qui font vraiment réfléchir...


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    A quoi sert exactement de réfléchir à la nature transitoire des êtres et des choses ?

     

    La vie humaine, aussi brève soit-elle, a une valeur inestimable.

     

    La réflexion sur l'impermanence permet d'apprécier la valeur du temps, de se rendre compte que chaque seconde de vie est précieuse, alors que d'ordinaire nous laissons le temps s'écouler comme de l'or fin entre les doigts.

     

    Pourquoi remettons-nous sans cesse à plus tard ce que nous savons être essentiel ?

    Il n'est pas nécessaire non plus de trépigner d'impatience en voulant des résultats au plus vite.

    Il faut acquérir la détermination inébranlable de ne plus perdre de temps en distractions qui n'ont aucun sens. Ne nous laissons plus duper par l'illusion que «  nous avons toute la vie devant nous ».

    Chaque instant de vie est précieux car la mort peut survenir à tout moment.

     

    La manière dont on envisage la mort influence considérablement la qualité de la vie. Certains sont terrifiés, d'autres préfèrent ne pas y penser, d'autres encore méditent sur elle pour mieux apprécier la valeur de chaque instant et discerner ce qui vaut la peine d'être vécu.

    Égaux devant le caractère inévitable de la mort, les êtres diffèrent quant à la manière de s'y préparer.

    Le sage s'en sert comme d'un aiguillon qui avive son courage et le garde des vaines distractions.

    Il ne vit pas dans la hantise de la mort mais reste conscient de la fragilité de la vie, de sorte qu'il donne toute sa valeur au temps qui lui reste.

     

    Celui qui met à profit chaque instant pour devenir un être meilleur et contribuer au bonheur des autres mourra en paix.

     

    Si nous prenions conscience de la nature fondamentalement changeante de toute chose, comment pourrions-nous croire qu'un être est foncièrement mauvais ou qu'une chose est à jamais désirable ou haïssable? Comment pourrions-nous percevoir quelque chose comme étant intrinsèquement « mien »? Comment pourrions-nous envisager un « ego » permanent au sein du flot continuellement changeant de notre conscience?

     

    Comprendre que le changement est inscrit dans la nature de tous les phénomènes du monde animé ou inanimé nous évite de nous accrocher aux choses comme si elles devaient durer éternellement.

    Cette dernière attitude se traduit tôt ou tard par la souffrance puisqu'elle est en porte-à-faux avec la réalité. De plus, lorsque le changement se manifestera, nous comprendrons qu'il est dans la nature même des choses, et nous en serons moins affectés.

     

    L'art de la méditation, Matthieu RICARD


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