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    Tes blessures, elles peuvent guérir et elles guériront. A vrai dire, la guérison ne signifie pas que tu cesseras tout à fait de les sentir, mais qu’elles cesseront de suppurer en permanence. Une cicatrice se formera sur elles. Alors elles feront partie de toi sans t’empêcher de vivre. Elles ne capteront plus toute ton énergie et même, elles entretiendront  en toi la vie, elles deviendront pour toi une source. Car là même où tu as été blessé, tu seras ouvert à ceux qui t’entourent ; tu réagiras alors avec sensibilité quand ils te parleront de leurs propres blessures, ils sauront

    qu'ils peuvent te montrer leur blessures, que tu les comprends, que tu ne portes pas sur elles des jugements de valeur, mais que tu les acceptes , tout simplement.  C’est là que tu seras le plus vivant ; que tu entreras en contact avec toi-même, avec ton être le plus vrai.

     

    Anselm Grüm

     

     

    juste merci, tite Nicole, de tous ces jolis textes...et du ressenti de ton cœur...


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    J'ai, il y a quelques temps, décidé, choisi, souhaité prendre refuge dans le Bouddha, le Dharma et la Sangha...ce ne fut pas pour moi, une décision anodine...pas un geste fait à la légère pour faire effet de mode...

    Ce que ça représente pour moi : un ENGAGEMENT...à participer à la libération de la souffrance pour tous les êtres, certes, mais en toute franchise et au risque de choquer, me libérer de mes souffrances pour pouvoir être plus libre, plus ouverte pour les autres .

    Depuis que j'ai ce cordon de protection autour du poignet, je ne vois plus les choses de la même façon...j'ai compris ce cercle infernal du SAMSARA...dans ma vie, dans mes agissements, dans mes répétitions incessantes...

     

    Il m' est encore souvent très difficile de m'avouer que je reproduis...et pourtant, au fond de mon cœur...je le sais...Qu'est-ce que je cherche ?? pourquoi ??

    Reproduire des choses, des situations jolies et plaisantes, là, tout de suite, on se pose beaucoup moins de questions...on accepte sans crainte ni peur le CARPE DIEM, l'instant présent...

    Mais REPRODUIRE, REFAIRE ce que l'on sait être douloureux pour nous...c' est un peu maso !

    C'est rejeter, refuser l'instant présent...le seul que je possède vraiment.

    Et oui, j'ai ce cordon rouge autour du poignet...je ne peux donc pas, je ne veux pas continuer à reproduire ces souffrances...Ce serait, à mon avis, complètement contraire à ce que je ressens, comprend et éprouve du bouddhisme...

     

    La première étape est je crois franchie : identifier le vrai problème...c'est chose faite .

    L'étape suivante consiste à trouver l'origine du problème pour pouvoir dépasser ces agissements douloureux...pour moi...mais certainement aussi pour les autres...

    Mon intention n'est pas, dans mes agissements, de faire souffrir ou de nuire, mais en, continuant à RE-produire je me fais souffrir, je me nuis puisque je sais, à posteriori, que ces agissements m'ont fait souffrir et ont fait souffrir...et je ne souhaite plus continuer ce schéma de souffrances...

    La vie peut être douloureuse, voire très douloureuse par moment sans que j'en rajoute à ces douleurs inévitables...

    La vie peut aussi être jolie, agréable...et là, inutile, voire stupide de tenter de ternir ces moments la...

    Accepter l'alternance de ces moments la...sans forcement les créer...

     

    « Tout n'est pas tout noir ou tout blanc... » voilà une jolie pensée de ma tite sœur d'âme (Isa) qui plus le temps passe...plus elle « raisonne » en moi...

     

    Un grand « fouilli » dans ma tête...mais un grand calme dans mon cœur...

    Alors, oui, s'accepter tel que l'on est, apprendre à s'aimer...tout ça est vrai...mais pour en arriver là, je crois qu'il faut que je modifie, que je nuance ce qui chez moi, ne me convient pas...me fait souffrir...

     

    Voilà un joli projet dans cette vie...

     

     

    CARPE DIEM


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